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samedi 10 novembre 2012

Élaboration de documents d'objectifs de sites Natura 2000


Le cabinet ENDEMYS a déjà élaboré les documents d'objectifs (DOCOB) des sites Natura suivants 2000 :

L'élaboration des DOCOB de quatre autres sites Natura 2000 est en cours :

L'élaboration des documents d'objectifs s'entreprend en concertation et collaboration avec les acteurs du site Natura 2000 : collectivités, État, agriculteurs, socioprofessionnels, scientifiques, naturalistes, associations, usagers,...

Île de la Giraglia


samedi 19 mai 2012

Réintroduction de gypaètes barbus en Italie



Le samedi 19 mai est le jour de l'ouverture de la Fête des Parcs à travers toute l'Europe pour une semaine célébrant la création des premières aires protégées. A cette occasion, aura lieu le 20ème laché de gypaètes barbus.

Dans la vallée de la Barra, dans la matinée, aura lieu le 20ème lâcher de gypaètes barbus de l'aire protégée regroupant le Parc National  du Mercantour (France) et le Parco Naturale Alpi Marittime (Italie). Cette opération a le soutien de la Fondation Prince Albert II de Monaco et le patronage de la Fondation pour la Conservation du Vautour. Les protagonistes de l'événement seront les "Junior Ranger" : garçons de la Vallée Gesso qui participent à un Europarc, projet visant à renforcer les liens entre les résidents et les aires protégées. Ils apporteront les oiseaux dans les nids, où ces jeunes vautours resteront jusqu'au moment de prendre leur envol.

Une étude découvre le lien entre les langues et les régions de haute biodiversité



La Terre abrite certaines des régions linguistiques les plus diverses, qui se trouvent dans les zones de biodiversité sauvage importantes, comme le démontre une nouvelle étude anglo-américaine. Présentés dans la revue PNAS, les résultats suggèrent que près de 70% de toutes les langues ont trouvé une niche dans ces régions. L'étude met en lumière les vies des résidents de ces régions et introduit de nouvelles informations sur la conservation de cette biodiversité. 

Les scientifiques ont observé que les habitats naturels intacts de 35 zones sensibles contenaient plus de 50% des plantes vasculaires mondiales et 43% des espèces de vertébrés terrestres. En général, 3202 langues, ou pratiquement la moitié des langues parlées, se retrouvent dans ces 35 zones.

Se penchant notamment sur 5 zones de biodiversité sauvage élevée, qui représentent plus de 6% de la surface de la planète et abrite 17% des plantes vasculaires et 6% des espèces vertébrés terrestres, les chercheurs ont identifié 1622 langues. Le caractère unique de ces langues les rend vulnérables et renforce leur risque d'extinction.

Quand nous perdons de la diversité linguistique, nous perdons plusieurs petits groupes vivant d'économie traditionnelle. Les langues indigènes sont souvent remplacées par celles associées à une économie moderne industrielle accompagnée par d'autres changements.

Dans de nombreux cas, il semble que les causes provoquant la disparition des espèces entraînent la disparition des langues. 

Ces travaux scientifiques aideront d'autres à approfondir le lien entre la diversité biologique et la diversité culturelle/linguistique.

mercredi 29 février 2012

Biodiversité et urbanisme

Endemys s'associe avec des urbanistes pour apporter son expertise sur le milieu naturel et la biodiversité dans la réalisation des documents d'urbanisme (cartes communales et PLU).

L'objectif est d'améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans les programmes et plans d'aménagement du territoire, à la fois pour répondre à la législation et pour assurer la retranscription concrète des politiques publiques de conservation de la biodiversité.

mercredi 1 février 2012

La Sittelle corse : menacée de disparition !

Un article publié en 2011 dans Bird Conservation International (cf. lien ci-dessous) indique que la population de Sittelle corse, endémique de Corse, est inférieure à 10 000 individus et qu’un déclin continu de sa population est observé. Les causes de ce déclin sont les feux et l’exploitation forestière des pins de Corse.

Suite à la connaissance de ces nouveaux éléments, et à la sollicitation de l’avis des experts membres du comité de validation pour la Liste rouge des oiseaux de métropole, l’espèce est désormais classée dans la catégorie « vulnérable » (Menacée de disparition).

Disparition du Gypaete barbu en Corse ?

La population de gypaète barbu est en forte diminution en Corse. Une réduction de 50% des effectifs en seulement quatre ans fait craindre le pire pour les années à venir.

Quoi faire ? Le Plan National D'actions en faveur du gypaète barbu énumère les actions de conservation à mettre en œuvre d'ici 2020 pour réhabiliter l’espèce en France.

La stratégie nationale de conservation du Gypaète barbu pendant la durée du plan (2010-2020)doit permettre d’atteindre deux objectifs généraux suivants :
- Obtenir une population viable à l’échelle nationale
- Contribuer aux objectifs européens de conservation de l’espèce.

Les objectifs généraux se déclinent en objectifs spécifiques :
1. Préserver, améliorer, restaurer les habitats,
2. Réduire les facteurs de mortalité anthropiques,
3. Étendre l’aire de répartition de l’espèce et faciliter les échanges d’individus entre les noyaux de population,
4. Favoriser la prise en compte du plan dans les politiques publiques,
5. Améliorer le suivi et le relâcher des oiseaux blessés
6. Améliorer la connaissance de l’espèce,
7. Favoriser l’acceptation locale,
8. Coordonner les actions et favoriser la coopération pour la conservation du Gypaète barbu

Pour chacun des 8 objectifs spécifiques, des actions ont été définies :


lundi 26 décembre 2011

Témoignages d'anciens étudiants de l'Université de Corse

Retrouvez le portrait de Pasquale Moneglia, créateur du bureau d'études Endemys et ancien étudiant de l'Université de Corse.

vendredi 25 mars 2011

Publication scientifique de P. MONEGLIA (co-dirigeant d'ENDEMYS)

THIBAULT J.-C., HACQUEMAND D., MONEGLIA P., PELLEGRINI H., PRODON R., RECORBET B., SEGUIN J.-F., VILLARD P. 2011. Distribution and population size of the Corsican Nuthatch Sitta whiteheadi. Bird Conservation International, 1-8.

Une publication scientifique à laquelle j'ai contribué est publié dans la revue Bird Conservation International. L'article porte sur la répartition et l'effectif de la sittelle corse, oiseau endémique de Corse et menacé de disparition.
Sa population est estimée à moins de 2200 couples qui occupent une aire de 185 km², essentiellement dans les forêts de Pin lariciu.

Abstract:
Endemic to the island of Corsica in the western Mediterranean, the Corsican Nuthatch Sitta whiteheadi only occupies mature stands of Corsican Pine Pinus nigra laricio which cover a very small area. We present estimates of the distribution and population size of the Corsican Nuthatch, based on both field investigation and analysis of vegetation maps for the 103 county and municipality forests identified. Between spring 1997 and summer 2008, 48 forests were systematically investigated to map nuthatch territories, requiring 20 months of fieldwork. In the 55 forests not explored, we estimated the number of territories from analysis of digital maps with a calculated mean density from six spot-mapping censuses previously made in mature forests. The total estimated number was estimated to be 1,557-2,201 territories, distributed across 45 forest fragments (5 group of connected stands) totalling 185 km2. At distances varying from 250 m to 16 km from each other, fragments were separated by unfavourable vegetation (shrubs, trees other than pines) or rocky outcrops. The area of these fragments varied from seven to 3,159 ha. Of the 45 fragments, 19 held fewer than 10 nuthatch pairs, 20 had 10–99 territories, and only six had more than 100 territories. We suggest that nuthatch numbers have declined by 10% in the past 10 years because of a reduction in suitable habitat due to fires and logging. The Corsican Nuthatch currently fulfils the criteria established by IUCN to qualify as ‘‘Vulnerable’’.

lundi 1 novembre 2010

Modernisation de ZNIEFF en Corse

Endemys est chargé de réaliser la modernisation des 7 ZNIEFF couvrant au total 13 000 ha.

Une ZNIEFF (Zone Naturelle d'Interêt Ecologique Faunistique et Floristique) est un secteur du territoire particulièrement intéressant sur le plan écologique, participant au maintien des grands équilibres naturels ou constituant le milieu de vie d’espèces animales et végétales rares, caractéristiques du patrimoine naturel régional. L’inventaire des ZNIEFF identifie, localise et décrit les sites d’intérêt patrimonial pour les espèces vivantes et les habitats. Il rationalise le recueil et la gestion de nombreuses données sur les milieux naturels, la faune et la flore.

Etabli pour le compte du Ministère de l’environnement, il constitue l’outil principal de la connaissance scientifique du patrimoine naturel et sert de base à la définition de la politique de protection de la nature. Il n’a pas de valeur juridique directe mais permet une meilleure prise en compte de la richesse patrimoniale dans l’élaboration des projets susceptibles d’avoir un impact sur le milieu naturel. Ainsi, l'absence de prise en compte d'une Znieff lors d'une opération d'aménagement relèverait d'une erreur manifeste d'appréciation susceptible de faire l'objet d'un recours. Les Znieff constituent en outre une base de réflexion pour l'élaboration d'une politique de protection de la nature, en particulier pour les milieux les plus sensibles : zones humides, landes etc.

mardi 13 juillet 2010

Volet écologique de l'étude d'impact du projet de construction du Pont du Liamone, Corse, France

Le cabinet ENDEMYS a été choisi par le Conseil Général de Corse du Sud pour réaliser le volet écologique de l'étude d'impact environnementale du projet de construction du nouveau pont du Liamone.

mardi 25 mai 2010

Un nid de Balbuzard pécheur nommé ENDEMYS !

Au cours de la réalisation d'inventaires ornithologiques dans le cadre dela modernisation des ZNIEFF (zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique) de Corse, P. Moneglia (consultant faune) a découvert un nouveau nid de Balbuzard pécheur sur la côte occidentale de l'île.

Ci-joint le rapport de synthèse du Parc Naturel Regional de Corse présentant le suivi de la saison de reproduction 2009 de la population de Balbuzards de l'île. Jean-Marie Dominici (responsable scientifique de la réserve de Scandola PNRC) a eu l'heureuse idée de nommer ce nid ENDEMYS !!!


Dominici, J.-M. 2009. Le balbuzard pêcheur en Corse. Saison de reproduction 2009. Parc naturel régional de Corse, Ajaccio.

Résumé du suivi de la saison de reproduction 2009 :

On retiendra les faits suivants de la saison de reproduction 2009 du balbuzard pêcheur en Corse:
  • 31 couples territoriaux étaient présents dont 29 couples avec une ponte, parmi lesquels 21 ont élevé des jeunes à l’envol,
  • Sur les 82 oeufs pondus, 51 oeufs ont éclos et 44 poussins ont été élevés dont six jeunes ont été confié au Parc de la Maremma dans le cadre du projet de réintroduction en Toscane (INTERREG IIIa « balbuzard »),
  • la taille moyenne des pontes était de 2.82 oeufs par nid,
  • le succès reproducteur (jeunes élevés/nombre d’oeufs) était de 1.86 jeunes.
L’année 2009 fut comme l’année précédente sous influence d’un printemps assez pluvieux et avec beaucoup de journées de vent assez fort. Ces conditions climatiques semblant avoir peu d’incidence sur le déroulement de la reproduction du balbuzard de Corse, il demeure cependant un problème dû à l’activité humaine de tourisme qui est en plein essor sur la côte Occidentale de la Corse. Le non chevauchement de l’activité touristique avec la période de reproduction du balbuzard pêcheur (comme d’autres espèces sensibles) qui était effectif jusqu’en 2000 – 2006 devient un problème urgent à traiter. La création anarchique d’une activité humaine « de loisir et de sport de nature »très intense en période délicate de certaines phases de la reproduction du balbuzard met en péril la biodiversité et un patrimoine naturel d’une valeur inestimable. Les autorisations délivrées par les autorités compétentes devraient tenir compte et faire l’objet d’étude d’impact (dont les frais seraient à la charge du demandeur) sur le milieu naturel ou s’appuyer sur des conseils d’experts scientifiques. Ces précautions permettraient d’éviter de détruire la présence de richesses naturelles pour lesquelles plusieurs dizaines d’années ont été nécessaire à leur reconstitution et régénération. La Corse possède aujourd’hui un patrimoine naturel unique et incomparable qui reste très sensible selon les mesures de gestion que l’on utilise. La durabilité d’un développement économique passe par la Conservation de ses atouts essentiels (ici il s’agit du capital « Nature »).